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La corde invisible

janvier 2018

L’année nouvelle est l’occasion de prendre de bonnes résolutions, comme par exemple de nous libérer de nos entraves réelles ou imaginées. J’ai le plaisir de partager avec vous ce conte qui pourra vous inspirer.

Un paysan se rend au marché avec trois de ses ânes pour vendre sa récolte. La ville est loin, au moins trois jours de marche. Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer à proximité de la maison d’un vieil ermite.

Au moment d’attacher son troisième âne, il réalise qu’il lui manque une corde. « Il faut absolument que j’attache mon âne se dit-il, sinon demain, il se sera sauvé dans la montagne ! »

Après avoir solidement attaché les deux autres, Il monte sur son âne et se dirige vers la maison du vieil ermite. Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui donner. L’ermite ne possède rien car il a depuis longtemps fait vœux de pauvreté et n’a donc pas la moindre corde. Il s’adresse alors au paysan et lui dit : « Retourne à ton campement et comme chaque jour fais le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de faire comme si tu l’attachais à un arbre ». N’ayant pas d’autre solution, le paysan fait exactement ce que lui conseille le vieil homme.

Le lendemain dès qu’il se réveille, le premier regard du paysan est pour son âne. Il est soulagé de voir qu’il est toujours là !

Après avoir chargé les 3 ânes, il décide de se mettre en route, mais là surprise, le troisième âne, celui qui n’avait pas été attaché pendant la nuit refuse de bouger. Le paysan a beau tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fait. L’âne refuse de bouger d’un pouce.

Désespéré, le paysan retourne voir l’ermite et lui raconte sa mésaventure.

« As-tu pensé à enlever la corde ? » lui demanda l’ermite ?

« Mais il n’y a pas de corde ! » répondit le paysan.

« Pour toi oui, mais pour l’âne… il y a une corde » Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde du cou de l’âne et de l’arbre. L’âne le suit alors sans aucune résistance.

Ne nous moquons pas de cet âne ! Nous aussi sommes prisonniers de nos manières et habitudes de penser, de ressentir, de faire et parfois même esclaves de nos croyances ! Demandons-nous quelle corde invisible nous empêche de progresser vers la réalisation de nos objectifs.

 

 

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